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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete
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 Un monde inconnu

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AuteurMessage
Stephan Hymalet
Grimoirien
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Stephan Hymalet

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MessageSujet: Un monde inconnu   Un monde inconnu Icon_minitimeJeu 29 Mai 2008 - 5:42

UN MONDE INCONNU




Nous étions parties assez tard, ce matin là,craignant de pouvoir respecter le plannig que nous avions établi, nous décidâmes de prendre la nationale. Habituellement nous préférions les départementales qui nous permettais de découvrir de charmants villages qui, bien que pittoresques, étaient rarement indiqués dans notre guide. L'Espagne, nous faisait ainsi parfois, le cadeau magique, d'un monde haut en couleur, différent de notre vie ordinaire.

La veille, venant de Grenade et traversant la sierra Nevada. Nous avions pris un chemin de montagnes, pour mieux profiter du site. Au détour d'un coude, la vallée, qui nous apparue, offrait à nos yeux stupéfait un spectacle étonnant.
Nous avions brutalement changer de pays et d'époque, L' Amérique des pionniers, se dressait devant nous, un village du « far West ».Il nous sembla que, brusquement allaient surgir, de derrière un rocher, «Le bon, la brute et le truand».
Nous l'apprîmes plus tard, cette reconstitution avait servit de décors à de nombreux western.
Nous étions parties à l'aventure, espérant faire des découvertes, que demander de plus. La journée nous apportait de l' inattendu par excellence.
Passant un pont, de gros rondins, qui reliait les bords d'un large et profond ravin nous nous trouvâmes à l'entrée de ce qui representait la grande rue.
Abandonné mais intact, le lieu, avec complaisance, livrait ses secrets à notre curiosité.
Outre bâtiments, escaliers, etc... des carrioles ici et là semblaient attendre leur propriétaire.
Nous nous promenâmes ainsi, hors du temps, dans ce qui avait du être l'artère principale. Avec son photographe, sa banque, sa poste et son saloon. Ce dernier avait encore, aux carreaux des ses fenêtres, des petits rideaux de dentelle masquant, filles et clients, aux habitants pudibonds et aux vieilles demoiselles bibliquement confites.
Le magasin du photographe nous déçu un peu ce n'était qu'un cube avec facade en trompe-oeil. Par contre la « bank » était une vrai maison de bonne proportion, le mobilier avait disparut mais il restait aux murs quelques affiches jaunies.
Ce fut le saloon qui nous surpris le plus fut le saloon, tout était en place, tables, chaises et derrière son grand comptoir, les étagères où se tenaient encore des bouteilles, certaines couchées d'autres bien alignées, sous leur épaisse couche de poussière, attachées les unes aux autres par le tissage tenu des araignées.
Quel film avait il bien pu être tourné là ?
Nous nous assîmes devant l'une des tables et restâmes là un moment à rêvasser aux personnages; mais aussi à ces pionniers. Fantômes qui, à travers ce décor, le temps et l'espace, nous livraient un peu de leur monde. Nous avions l'impression qu'ils nous observaient, tapies dans les zones d'ombre de la pièce. Aussi étonnés de nous voir là que nous l'étions d'y être. Détail amusant, mon amie et moi portions de longues robes en tissus indien et, j'étais affublée d'une drôle de capeline qu' à force de plier j'avais transformé en chapeau cloche. Dans cet accoutrement, nous n'avions rien des filles de saloon mais, nous devions moins effrayer ces éventuels revenants qu'en mini-jupe.
Nous ressortîmes de là un brin nostalgique.
Sous un hangar une antique une machine à distiller, était à la place où, sans doute, avait été tourné sa dernière scène. On aurait dit une ville brutalement dépeuplé par une épidémie.
Non loin du hangar, la diligence était prête à être attelée . Cela était délicieusement décalé, nous prîmes des photos devant cette relique qui, avant de ce retrouver à jouer la star, avait transporté les espoirs et les déceptions de pas mal de gens...

A l'entour la vue était magnifique. En regardant la plaine barré au loin par les crètes ocre de la montagne, l' illusion était telle que nous pouvions presque, penser que les troupeaux broutaient à quelques miles et entendre le hennissement des chevaux.
La nuit commençait à descendre nous rejoignîmes notre voiture et le vingtièmes siècle.

Nous dînâmes à Alméria encore sous le charme de notre après midi. Nous reprimes la route et un charmant coin nous offrit son cadre pour la nuit. la nuit.
Ce délicieux intermède nous ayant fait perdre une demi journée, plus question de musarder, nous devions être à Alicante dans la soirée.
Délaissant petites routes et chemins vicinaux nous prîmes la large bande bitumé de la nationale.
Au alentour de midi le thermomètre, atteignit cinquante degrés. Je voyageais en maillot de bain ma robe accrochée, à porté de main, à la ceinture de sécurité.
N'ayant pas la clim, au bout d'un moment, j' ouvris la vitre en grand et ma robe s' envola, nous la vîmes se coincer sur la barrière métallique qui bordait le surplomb de la route.
Je poussait un « Oh ! » De désappointement.
C'était une de mes robes préférés.
Impossible de faire demi-tour. A gauche des pans montagneux et à droite nous longions un précipice d' ou ce garde-fou de sécurité.
Non seulement, j 'étais désolée de ma perte, mais en colère contre mon manque d'inattention.
Deux où trois kilomètre plus loin un talus d'herbes fit place à la barrière.
Je demandais à ma compagne de tourné et de repartir en arrière dans ce qui paraissait être un petit bois.
Elle refusa en me disant
]« Cela ne servira à rien de toute façon cela fait des heures que nous longeons un précipice, même si je faisais demi tour par là, je ne peux pas retourné à l'endroit où ta robe s'est accrochée. Sauf si nous retournons jusqu'à Alméria ...
J'insistais, ronchonnant que « je voulait récupérer mon bien ... que j' étais sur qu'il devait y avoir une solution ».

En fait je savais qu' elle avait raison mais, je voulais à tout prix retrouver ma robe. Il était 15h 30 nous avions encore du temps devant nous.
A bout d' arguments et ne voulant plus m'entendre râler, elle donna un coup de volant et nous voici parties sur un sol plein de nid de poules et de caillasses qui, ne pouvait prétendre au nom de chemin, juste une piste, un tracé, en ligne droite où ne pouvions ni tourné ni faire marche arrière.
Nous étions coincées, obligés d'avancer sans savoir où cela nous mènerais
Mon amie furieuse et, moi ne pipant mot, secouées comme des pruniers. Nous roulions dans un paysage sauvage. La voiture cahotant à chaque coup de volant donné pour éviter les arbres aux troncs plusieurs fois centenaires. Aucune carte ne faisait mention de l'endroit. Normalement il n'y avait sur cette nationale que des montagnes. Aucun bois, forêt ni même plaine n'étaient indiqué. Nous continuâmes, silencieuses et inquiètes. Les arbres se raréfieres, nous arrivâmes sur un terre plein. Face à nous une immense vallée. Nous descendîmes de voiture et regardâmes l'horizon essayant de repérer où nous avions atteri. Mystère ! La végétation semblait varier par rapport à ce que nous connaissions du pays, se rapportant davantage à un climat humide..
Une pente douce rejoignait une route étroite en contre-bas mais, ce qui nous laissa perplexe furent ce que nous entendîmes. On aurait dit une caisse de résonance, nous envoyant des milliers de phrases répétées par des voix, d'hommes et de femmes. Les inflexions et tons étant différents, à ce que nous pouvions en juger, laissait penser qu'il y avait beaucoup de personnes s'interpellant, dans des dialectes énigmatiques. A part cela, il n' y avait pas un souffle d'air, pas un chant d'oiseaux , rien que cet échos de paroles, inconnues et incompréhensibles.
Nous restâmes bêtement, les oreilles tendus et les yeux écarquillés à écouter.. D'après les intonations certains sons nous parurent des appelles. Mais il nous fut impossible d'en saisir le moindre mot. Devant l'incongruité de la situation nous échangeâmes un regard ou la crainte se mêlait à l'interrogation.
Puis mon amie me demanda :
- Tu entends ?

- Oui ! C'est bizarre et on ne voit personne.
Moi, l' étrange, l' irrationnel, ne me dérangeait nullement j' y étais même habituée. Elle non. Elle était de ces personnes qui disent, ne pas croire à tout ce qui n'est pas scientifiquement démontré mais, qui très vite, prenne peur devant des faits difficilement explicable.
Elle frissonna, le soleil commençait à décliner, nous avions l'impression d'avoir roulé pas mal de temps avant de trouver cette échappée. Combien nous restait encore de kilomètre à faire jusqu'à Alicante ? Nous ne savions même plus si nous étions où non sur le bon chemin. Je craignis que la peur la saisisse et proposais que nous repartions.
- Où ? Fit elle de moins en moins rassurée.
- En bas la petite route, nous venons de droite, prenons là à droite nous verrons bien ensuite .
C'est ce que nous fîmes.
A quelque centaines de mètres, de dressa une arche assez sombre, très haute en vieilles pierres apparentes, en sortant de ce tunnel nous nous retrouvâmes sur la route départementale. De loin je vis sur la barrière ... ma robe qui, au passage de chaque voiture,, claquait au vent comme un drapeau.
Arrivé à sa hauteur, mettant les warning, je descendis la récupérer et je me retournais pour voir où se situait cet arche que nous avions du passé la première fois sans faire attention.

Il n'y avait rien d'autre que le long ruban de la route neuve, parfaitement bitumé. Pas l'ombre d'un pont, sur un horizon, complètement dégagé, juste en sens inverse une très longue file de voitures qui adhéraient à l'asphalte de leurs quatre pneus.

Je remontais dans la mienne, serrant ma robe contre moi, en me demandant si j'avais bien vu. Machinalement je jetais un coup d oeil au tableau de bord. Il était 15h 40.
Le temps ... Celui que nous connaissions nous indiquait qu'il ne s'était écoulé que dix minutes ... entre le moment ou j'avais perdu et retrouvé ma robe . Cela nous paru impossible.nous nous regardions stupéfaite et poutant certaine de ce que nous venions de vivre. Nous continuâmes de rouler en cherchant le terre-plein où nous avions bifurqué. Et où était le chemin ?.
Lorsque nous repartîmes d' Alicante nous prîmes exactement la même route.
Malgré l'attention accru que nous portâmes au paysage qui défilait de chaque coté, nous ne vîmes ni pont, ni bas coté herbeux, ni entrée de quelconque bois ou bosquets. Juste, une large route, parfaitement bitumé, faisant un ruban ininterrompu de notre départ à notre arrivée.

Nous en parlâmes, un peu, autour de nous en arrivant à Grenade mais, nous n'obtînmes aucune réponse. Jamais ! Nous eûmes la moindre explication à l'étrange phénomène dont nous avions étaient témoins....A tel point que nous décidâmes de faire comme si ... Cela n'avait pas été une réalité mais juste un rêve éveillé ou... Une intrusion de dix petites minutes dans .... Un monde inconnu.



14 / mai
/ 2008

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Stephan Hymalet-Genneteau
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