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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete
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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
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Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
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 Sonnet 130 de William Shakespeare

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2 participants
AuteurMessage
Eric 94
Plume de Corail
Plume de Corail
Eric 94

Masculin
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MessageSujet: Sonnet 130 de William Shakespeare   Sonnet 130 de William Shakespeare Icon_minitimeMar 7 Sep 2021 - 12:43

Jean Fuzier (1926-1995) est un traducteur exceptionnel. Je vous invite à lire sa traduction des 154 Sonnets de William Shakespeare (1564-1616). L'alexandrin est l'équivalent français du pentamètre (vers de dix syllabes) anglais. Jean Fuzier a donc utilisé l'alexandrin pour traduire ces sonnets. Il a non seulement respecté la césure à l'hémistiche mais a conservé le schéma rimique du sonnet shakespearien (ABABCDCDEFEFGG) tout en étant fidèle au fond. Dans le sonnet 130 Shakespeare a pris le contre-pied du sonnet pétrarquiste dans lequel le poète loue les qualités quasi-divines de la femme aimée :




My mistress' eyes are nothing like the sun ;
Coral is a far more red than her lips' red ;
If snow be white, why then her breasts are dun ;
If hairs be wires, black wires grow on her head.
I have seen roses damask'd, red and white,
But no such roses see I in their cheeks ;
And in some perfumes is there more delight
Than in the breath that from my mistress reeks.
I love to hear her speak, yet well I know
That music hath a far more pleasing sound :
I grant I never saw a goddess go ;
My mistress, when she walks, treads on the ground :
And yet, by Heaven, I think my love as rare
As any she belied with false compare.




Ma maîtresse a des yeux qui n'ont rien du soleil
Et ses lèvres n'ont point la rougeur coralline ;
A de noirs fils de fer ses cheveux sont pareils
Et, si la neige est blanche, est brune sa poitrine.
Rouge et blanche, j'ai vu la rose de Damas,
Mais sur sa joue en vain je cherche rose telle,
Et je sais des parfums plus doux à l'odorat
Que l'haleine qui sort des lèvres de ma belle.
Je sais bien, quoique j'aime à l'entendre parler,
Que musique a des sons beaucoup mieux faits pour plaire ;
J'accorde n'avoir vu de déesse marcher,
Mais quand va ma maîtresse, elle a les pieds sur terre :
Et pourtant, par le ciel, je la prise aussi haut
Que femmes qu'on déguise en parallèles faux.



Vous trouverez cette remarquable traduction des Sonnets, ainsi que celle des autres poèmes de Shakespeare par Jean Fuzier, dans le premier tome des oeuvres complètes de William Shakespeare dans la Bibliothèque de la Pléiade.

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ÉRIC

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MessageSujet: Re: Sonnet 130 de William Shakespeare   Sonnet 130 de William Shakespeare Icon_minitimeMer 15 Sep 2021 - 7:31

Merci pour cette traduction 
(je ne maîtrise pas assez l'anglais pour apprécier l'original)



Quant au poème, il interpelle !
La femme est le plus souvent glorifiée dans sa beauté
(comment y être insensible  Sonnet 130 de William Shakespeare 1f603 ) mais ce regard d'un homme
sur SA femme qui ne remplit pas les critères habituels
est formidable.
Mais quand va ma maîtresse, elle a les pieds sur terre :
Et pourtant, par le ciel, je la prise aussi haut
Que femmes qu'on déguise en parallèles faux.


J'ai pensé à une chanson de Reggiani.......


La paix

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Surfeur

Eric 94 aime ce message

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