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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete
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 La Cogida y la Muerte - Federico García Lorca

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LKazan
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MessageSujet: La Cogida y la Muerte - Federico García Lorca   La Cogida y la Muerte - Federico García Lorca Icon_minitimeSam 28 Mar 2015 - 15:05


Federico García Lorca (1898-1936)





La Cogida y la Muerte
 
A las cinco de la tarde.
Eran las cinco en punto de la tarde.
Un niño trajo la blanca sábana
a las cinco de la tarde.
Una espuerta de cal ya prevenida
a las cinco de la tarde.
Lo demás era muerte y sólo muerte
a las cinco de la tarde.

El viento se llevó los algodones
a las cinco de la tarde.
Y el óxido sembró cristal y níquel
a las cinco de la tarde.
Ya luchan la paloma y el leopardo
a las cinco de la tarde.
Y un muslo con un asta desolada
a las cinco de la tarde.
Comenzaron los sones de bordón
a las cinco de la tarde.
Las campanas de arsénico y el humo
a las cinco de la tarde.
En las esquinas grupos de silencio
a las cinco de la tarde.
¡Y el toro solo corazón arriba!
a las cinco de la tarde.
Cuando el sudor de nieve fue llegando
a las cinco de la tarde
cuando la plaza se cubrió de yodo
a las cinco de la tarde,
la muerte puso huevos en la herida
a las cinco de la tarde.
A las cinco de la tarde.
A las cinco en Punto de la tarde.

Un ataúd con ruedas es la cama
a las cinco de la tarde.
Huesos y flautas suenan en su oído
a las cinco de la tarde.
El toro ya mugía por su frente
a las cinco de la tarde.
El cuarto se irisaba de agonía
a las cinco de la tarde.
A lo lejos ya viene la gangrena
a las cinco de la tarde.
Trompa de lirio por las verdes ingles
a las cinco de la tarde.
Las heridas quemaban como soles
a las cinco de la tarde,
y el gentío rompía las ventanas
a las cinco de la tarde.
A las cinco de la tarde.
¡Ay, qué terribles cinco de la tarde!
¡Eran las cinco en todos los relojes!
¡Eran las cinco en sombra de la tarde!

(Federico García Lorca, Llanto por Ignacio Sánchez Mejías)

Le Coup de Corne et la Mort

A cinq heures du soir.
Il était cinq heures précises.                                                             
Un enfant apporta le drap blanc
à cinq heures du soir.
Un panier de chaux déjà prêt
à cinq heures du soir.
Et le reste n'était que mort, rien que mort
à cinq heures du soir.

Le vent emporta les flocons
à cinq heures du soir.
Et l'oxyde sema cristal et nickel
à cinq heures du soir.
Déjà c'est le combat de la colombe et du léopard
à cinq heures du soir.
Et une cuisse par une corne dévastée
à cinq heures du soir.
Le glas commença de sonner
à cinq heures du soir.
Les cloches d'arsenic et la fumée
à cinq heures du soir.
Dans les coins des groupes de silence
à cinq heures du soir.
Et le taureau seul, le cœur vaillant !
A cinq heures du soir.
Quand vint la sueur de neige,
à cinq heures du soir,
quand l'arène se couvrit d'iode,
à cinq heures du soir,
la mort pondit ses œufs dans la blessure
à cinq heures du soir.
A cinq heures du soir.
Juste à cinq heures du soir.

Un cercueil sur roues comme couche
à cinq heures du soir.
Des os et flûtes lui sonnent à l'oreille
à cinq heures du soir.
Déjà le taureau mugissait sur son front
à cinq heures du soir.
La pièce s'irisait d'agonie
à cinq heures du soir.
A distance la gangrène s'approchait déjà
à cinq heures du soir.
Une trompe d'iris sur les aines verdâtres
à cinq heures du soir.
Les plaies brûlaient comme des soleils
à cinq heures du soir,
et la foule brisait les fenêtres
à cinq heures du soir.
A cinq heures du soir.
Aïe, quelles terribles cinq heures du soir !
Il était cinq heures à toutes les horloges.
Il était cinq heures à l'ombre du soir !

(Traduction personnelle)

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