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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete


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 La Mort d'Orphée

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Frollo
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Frollo

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MessageSujet: La Mort d'Orphée   La Mort d'Orphée Icon_minitimeMer 19 Déc 2012 - 19:02

Chant II



ORPHEE

Assise sous un chêne en ces journées
D'un printemps oublié, elle dormait,
La femme qui obsédait mes pensées,
Tranquille sous l'ombrage, et m'attendait,
Sous la fraîcheur, alors que j'arrivais.
Et je la vis contre l'arbre assoupie,
Ses bras pendants, Ô la belle endormie !
Je ne l'avais aperçue sous ce jour,
Elle qui fut pour moi toute ma vie,
Celle pour qui je chantais mon amour.

L'arbre était nu, les feuilles envolées,
Les saisons tour à tour se succédaient,
Les mémoires s'échappaient en fumées ;
Le temps passait, la vie continuait ;
J'observais mon futur qui s'enfuyait,
Abandonnant au passé la folie
Qui en un coup me fit perdre l'envie
De survivre dans ce triste séjour,
Dans ce monde sans la femme éblouie,
Celle pour qui je chantais mon amour.

Les cordes tour à tour désaccordées
Chutaient au sol ; ma lyre vieillissait.
En souvenir des amours consumées,
L'eau s'écoulait et le bois grisonnait ;
Des souvenirs que la vie effaçait,
Il ne restait plus qu'une ombre étourdie,
Qui me semblait par le froid engourdie.
Malgré cela, contre du sort le tour,
J'entretenais cette image nourrie,
Celle pour qui je chantais mon amour.

Prince, vois donc l'Atlantide engloutie !
Exilé que tu es de ta Patrie,
Tu ne pourra l'oublier pour toujour ;
Je rêvais la revoir en Utopie,
Celle pour qui je chantais mon amour.

Textes protégés par © Copyright N° 79Z516A
~


« C'est au poëte qu'il est donné de descendre dans les profondeurs les plus intimes de l'âme et de dévoiler ses mystères. […] C'est que le poëte est le premier qui ouvre la bouche à sa nation, et vient en aide à sa pensée en lui donnant une forme dans le langage. »

Hegel

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