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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete
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Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
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 ô toi mon avarice

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AuteurMessage
RAWKUS76
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RAWKUS76

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MessageSujet: ô toi mon avarice   ô toi mon avarice Icon_minitimeDim 20 Mai 2012 - 14:47

J'ai rempli ma panse de tes grandes dépenses en grattant ton assiette, mais je te laisserai les quelques errances de ma fortune en miettes, mes revenues grimpant sur le dos du RSA. Du cassoulet tu passeras à la baguette, tes poches seront plus vides que celles de tes lourdes cernes et de tes lourdes dettes, qui t' épuiseront comme m'ont épuisés les chansons de ta Mistinguett. Je te laisse comme pourboire une pièce de 5 centimes, dans une enveloppe blanche spécialement pour toi mon avarice. J'ai planqué ton carnet de chèque au fond des toilettes, j'ai tiré la chasse aux souvenirs et aux fièvres d'une vie à l'Américaine. Tu peux pleurer sale ratée, sale raclure, sale mauviette, bientôt la faim et la fin emporteront tous tes biens ma brave, ma michtinette. Pour finir, je te dédicace cette douce lettre, ô toi mon épave, ode à toi mon avarice.


Longtemps que le ciel ne baise plus le front de tes
Rêves, il le rate de peu depuis de longues années
De longs Printemps à effleurer l'être aimé
Longtemps l'ascèse resta assise sur tes courts été.

Tes projets suivent l'absinthe qui s'est envolée
Vers une contrée obscure où le réel n'est plus
Vers un long terrain absurde où le néant s'est plu,
Depuis le coffre où tes espérances étaient calées.

Mais tandis que l'horizon de verre s'obscurcie
Sous un ciel de névroses, piégeant les allées
La puissance de vivre les nuits blanches s'ennoircit,
Au regard de ma peau où l'ombre s"est empalée,

Mon coeur se bat encore à écrire son récit.
Mon coeur se bat encore tant que vibre son messie.

Nous irons tous deux au coeur d'un territoire inconnu, un corps étranger à nos désirs, mais où l'ame en danger peut trouver son plaisir, un apaisement certain à saisir. On dit que le fruit du travail harassant ne se monnaye pas, car la souffrance ne se compte pas en écu, en chèque ou en billet, la souffrance, la vraie, elle, elle s'accumule au fil du temps. Elle vide le tonneau des âmes et des corps entre quatre planches sans verni et dorure. La souffrance, elle, nous étreints, nous étioles, pour enfin nous éteindre tel une fiole effervescente, l'éphémère n'est qu'effervescence. L'argent est une pluie qui abreuve goutte à goutte le puits enfuis en la source de nos désirs, nos envies, nos rêves, nos épanchements... Mais l'avarice, elle, est le mirage d'un oasis perdu dans le monde réel de l' irréalité.


Freddy


Dernière édition par RAWKUS76 le Lun 21 Mai 2012 - 10:16, édité 4 fois
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sandipoete
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MessageSujet: Re: ô toi mon avarice   ô toi mon avarice Icon_minitimeLun 21 Mai 2012 - 7:59

Molière a écrit:
Acte IV, scène 7
Au voleur ! Au voleur ! A l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferais-je pour le trouver ? Où
courir ? Où ne pas courir ? N'est-il point là ? N'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête ! Rends-moi mon argent, coquin... (il se prend lui-même le bras) Ah ! C'est moi ! Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis et ce que je fais. Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! On m'a privé de toi; et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie; tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde : sans toi, il m'est impossible de vivre. C'en est fait, je n'en puis plus; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N'y a-t-il personne qui puisse me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m'apprenant qui l'a pris ?

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Gérard SANDIFORT, alias Sandipoete
ô toi mon avarice Vieux-10La seule arme que je tolère, c'est la plume !...
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