Forum poétique
Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete
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 Eùl tirâde dès neùz (La tirade des nez)

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sandipoete
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sandipoete

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MessageSujet: Eùl tirâde dès neùz (La tirade des nez)   Eùl tirâde dès neùz (La tirade des nez) Icon_minitimeSam 28 Jan 2006 - 14:00

EUL TIRADE DES NEUZ
(La tirade des nez)

Ah non, ç’ t’ ène mîlète coûrt, jon.ne ome !
On poûrwat dîre ... Bon Djeu ! ... bran.mét ôte côse é some.
É canjant dés l’ maniêre, - pou vos moutreu, tëneuz :
Come in gnif’ : " Mi, Mossieu, si j’ ârwa in té neùz,

I m’ fôrwat sans atène l’ èrsaqueu dë m’ carcasse ! "
É coumarâde : " Mès, i dwat trépeu dés vo tasse !
Pou vous bwâre, fètes-vous fé in vâse pou andicap ! "
Racontant : " Ç’ t’ in cayô !? ... Ou in pic !? ... In grand cap !?

Quô ç’ quë j’ di ? Ç’ t’ in grand cap ? Mès, ç’eùt-ène pèninsule ! "
Curieûs : " Quô fèséz, dë, avèc ène téle capsule ?
Quô ? In plumieu, Mossieu, ou beu n’ bwate à cisiôs ? "
Gracieûs : " Vos in.meuz-t-i tèl’mét lès m’ptits-z-wasôs

Qu’ vos fètes tout chô qu’ i fôt pou qu’ i v’nicht’t’ eùs’ rabate
Su l’ pèrche quë vos douneuz à leûs brâves pëtites pates ? "
Rèalisse : " Cha, Mossieu, quand vos ètes à fumeu,
Eùl fumiêre dou toubak peut-èle sorti d’ vo neùz

Sans qu’ in visin n’ daliche criyeu : feû d’ këminée !? "
Prèv’nant : " Fètes atinsion, quë vo tchète étrin.née
Pa té pwas, vos n’ daliche, in cóp, fé patatras ! "
Amitieûs : " Fètes-li fé in biô m’ptit panama

Peûr quë l’ solèy faniche eùs’ couleûr si jolîe ! "
Fiêr cu : " N’ a foc’, Mossieu, quë l’ biète quë l’ comèdîe
Loumwat Hipocampèlèfantocamèlos
Pou avwâr tant d’ viande su tant d’ ochôs ôssi gros ! "

Franc boûgrë : " Quô, l’ amisse, ç’ crocheut-là eùt à l’ môde ?
Cha, pou pène eùs’ capiô, c’eùt vrémét bieu comôde ! "
Santancieûs : " Si in vét , ô grand neùz magistral,
Vos érume tout étcheu, cha n’ peut ète quë l’ mistral ! "

Dramatique : " C’eùt bieu seûr eùl mêr Roûje quand i san.ne ! "
Surpris : " In parfumeû èt li vont bieu ésan.ne ! "
Lirique : " C’eùt-i ène conque ? Sâriz-t-i in triton ? "
Bèc-bós : " Ç’ monumant-là, on l’ visite, don come don ? "

Rèspèctuweûs : " Mossieu, l’ dèfèrance vos eùt d’vûe.
Cha, on peut dîre quë c’eùt avwâr pignon su l’ rûe ! "
Dë l’ campagne : " Raviseuz ! C’eùt-i in neùz ? Nènni !
C’eùt-in fôrt gros naviô, ou bieu in m’lon, ... in m’ptit ! "

Militêre : " Pointeuz vos canons conte caval’rîe ! "
Pratique : " Sârwat-i qu’ vos voleuz l’ mète é lot’rîe ?
Poûr sûr, no bon Mossieu, qu’ i sârat l’ pus gros lót ! "
Pou fini, èt pou fé come eùl jon.ne (*) é sanglóts :

" Lë v’là, adon, ç’ neùz-là, qui dèfigûre eùs’ méte,
Èt skète eùs’ n’ armonîe ! I d’ é d’vieut roûje, eùl tréte ! "
-- À n’ noke preus, v’là, mon chêr, tout chô qu’ vos m’ ârîz dit
Si vos ârîz ô.u n’ mîle dë lètes èt d’ èsprit :

Mès d’ l’ èsprit, maleûreûs imbècile quë vos ètes,
Vos n’ d’ aveuz gneu ô.u in-n-atôme; èt dès lètes
Vos n’ aveuz foc’ lès trwas qui sèrt’t’ à fé l’ mót sót !
Qu’ vos unche, d’ ayeûrs, ô.u eùl mwins d’ idée qu’ i fôt

Pou povwâr chi, pa d’vant cès fameûsès gal’rîes,
M’ foute d’ in cóp sèc’ à l’ tchète cès sotès plésant’rîes,

Qu’ vos n’ ârîz foc’ po.u é bargouneu quë l’ quârt
Du mitan du k’méch’mét d’ ène seûle, pasquë, gayârd,

Jë m’ lès sêr à mi-min.me é riyant dés m’ barbiche,
Mès jë n’ pèrmeu jamés qu’ in-n-ôte më lès sèrviche.

La tirade des nez

Ah non, c’est un peu court, jeune homme !
On pourrait dire ... Bon Dieu ! ... bien autre chose en somme.
En changeant dans la façon, - pour vous montrer, tenez :
Provocateur : " Moi, Monsieur, si j’avais un tel nez,

il me faudrait sans attendre l’ôter de ma carcasse ! "
En camarade : " Mais, il doit tremper dans votre tasse !
Pour boire, faites-vous faire un vase pour handicap ! "
Descriptif : " C’est un caillou !? ... Ou un pic !? ... Un grand cap !?

Que dis-je ? C’est un grand cap ? Mais, c’est une péninsule ! "
Curieux : " Que faites(-vous), donc, avec une telle capsule ?
Quoi ? Un plumier, Monsieur, ou bien une boite à ciseaux ? "
Gracieux : " Aimez-vous tellement les petits oiseaux

que vous faites tout ce qu’il faut pour qu’ils viennent se poser
sur le perchoir que vous donnez à leurs braves petites pattes ? "
Réaliste : " Ça, Monsieur, quand vous êtres à fumer,
la fumée du tabac peut-elle sortir de votre nez

sans qu’un voisin n’aille crier : feu de cheminée !? "
Prévenant : " Prenez garde, que votre tête entraînée
par tel poids, vous n’alliez, une fois, faire patatras ! "
Amitieux : " Faites-lui faire un beau petit chapeau

(de) peur que le soleil fane sa couleur si jolie ! "
Prétentieux : " (Il) n’y a, Monsieur, que la bête que la comédie
appelait Hippocampéléphantocamélos
pour avoir tant de chair sur tant d’os aussi gros ! "

Effronté : " Quoi, l’ami, ce crochet est à la mode ?
Ça, pour pendre son chapeau, c’est vraiment bien commode ! "
Sentencieux : " Si un vent, ô grand nez magistral,
vous enrhume tout entier, ce ne peut être que le mistral ! "

Dramatique : " C’est bien sûr la mer Rouge quand il saigne ! "
Surpris : " Un parfumeur et lui vont bien ensemble ! "
Lyrique : " C’est-il une conque ? Seriez-vous un triton ? "
Naïf : " Ce monument, on le visite, malgré tout ? "

Respectueux : " Monsieur, la déférence vous est due.
Ça, on peut dire que c’est avoir pignon sur la rue ! "
Campagnard : " Regardez ! C’est-il un nez ? Nenni !
C’est un fort gros navet, ou bien un melon, ... un petit ! "

Militaire : " Pointez vos canons contre cavalerie ! "
Pratique : " Serait-ce que vous voulez le mettre en loterie ?
Pour sûr, notre bon Monsieur, qu’il serait le plus gros lot ! "
En fin de compte, et pour faire comme le jeune (*) en sanglots :

" Le voilà, donc, ce nez, qui défigure son maître,
et abîme son harmonie ! Il en rougit, le traître ! "
-- À peu de chose près, voilà, mon cher, tout ce que vous m’auriez dit
si vous aviez eu un peu de lettres et d’esprit :

Mais de l’esprit, malheureux imbécile que vous êtes,
vous n’en eûtes pas un atome; et des lettres
vous n’avez que les trois qui servent à faire le mot sot !
Eussiez-vous, d’ailleurs, eu le moins d’idée qu’il faut

pour pouvoir ici, devant ces fameuses galeries,
me flanquer d’un seul coup à la tête ces sottes plaisanteries,

que vous n’auriez pu en baragouiner que le quart
de la moitié du commencement d’une seule, parce que, gaillard,

je me les sers à moi-même en riant dans ma barbe,
mais je ne permets jamais qu’un autre me les serve.

Textes protégés par © Copyright N° 79Z516A
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Gérard SANDIFORT, alias Sandipoete
Eùl tirâde dès neùz (La tirade des nez) Vieux-10La seule arme que je tolère, c'est la plume !...
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