Forum poétique
Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete


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 Pensée

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Phøsphor
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Gémeaux Chèvre
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MessageSujet: Pensée   Pensée Icon_minitimeMar 26 Oct 2010 - 11:33

Pensée







« La mort dans la vie, c'est inalliable, c'est répugnant ; la mort avec la mort, c'est approchable, ce n'est rien, un ventre peureux y rampe sans trembler. »


* René Char -









J’ai retrouvé des images blanches se tachant de toi, un brin de tout, qui s’évade et file toujours un peu plus loin.



Mais pour connaitre l’absence,
il faut connaitre le besoin,
et admettre mon corps,
tel un homme qui n’a plus d’organe.



Parfois,



J’imagine mon âme, transportable mais toutefois divisible, comme toute chose qui est. Pourtant, Il fut un temps où rêver sans apprendre sut être un privilège, et ce temps, ou rêver du même rêve se voit être un refrain.

Tu sais, j’ai réservé le dernier mur, celui qui te dit bête d’avoir cru l’infini, mais qui sait dans ton dos n’être qu’une poursuite continue.

C’est comme porter l’angoisse, puis avorter d’une souffrance froide et sans image, sans sentiment, une ponctuation aussi puissante qu’un couteau où tous les mouvements restent figés, où, comme un écho l’esprit s’étrangle et se coupe lui-même.

Étrange.

Comme croire en la pensée, qu’il existe un obstacle pour jouer du bonheur.
L’instant, comme celui d’hier… Je l'imagine plein d'échos, de gouffres, d’arpèges et de retournements ;
Je l’imagine, pourtant si défini, tel les jures de la poudre pour élancer l’action, tel un claquement de langue consent, faisant tourner en tout sens ses yeux– et se tue.



J’ai retrouvé l’espoir, la vie, l’absence, et découvert en eux, la forme d’un front qui pense
Mais...



C’est comme

Regarder les nuages passer






L’amnésie est une petite mort en soi.










« Notre figure terrestre n'est que le second tiers d'une poursuite continue, un point, amont. »



* René Char -







© Phøsphor -Extrait du recueil "Il fut un temps... l'ailleurs" - Tous droist réservés.
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MessageSujet: Re: Pensée   Pensée Icon_minitimeMar 26 Oct 2010 - 23:17

Ton texte va chercher l'ailleurs de notre pensée , l'infinitisimal
En lisant ton texte, j'ai pensé à Nietzshe
"Nous ne sommes que des grenouilles pensantes aux entrailles frigorifiées
nos concepts nous les accouchons de manière corporelles et organiques"

Phosphor, tes idées dans ce texte mèle l'étrange à l'absurde et ça donne
une pensée-lave moulée dans l'inertie de la pensée dite cérébrale alors qu'elle est de l'organique

Ici , je vois cet élan vers l'absence génératrice d'un retour sur le corps dénué de ses atouts virils .Quand le manque vient à dramatiser l'intériorité et que l'esprit refuse à laisser passer quelques gestes pensants au travers de fissures clouées par le désir existentiel : tout sort par les pores d'un corps crucifié par
un monde qui n'accepte plus les archétypes .
Là , c'est une façon de tourner en dérision toute la pensée classique dite "humaniste" .
Je pense à Pascal qui , à l'âge d'or de la pensée universelle, entonnait sur les toit de la crédulité du monde son fameux dicton que le développement technologique avait battu en brèche: "L'homme est un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant."

Enfin ici , c'est profond :

Mais pour connaitre l’absence,
il faut connaitre le besoin,
et admettre mon corps,
tel un homme qui n’a plus d’organe.


Tu crèves l'abcès après Woody Allen qui disait:

"Mon cerveau? C'est mon second organe par ordre de préférence "

Je te laisse le loisir de frissonner avec Niezshe et Allen

Un texte génial Damien !

Walid
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