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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete
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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
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 ALFRED DE MUSSET: VENISE

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AuteurMessage
Invité
Invité
Anonymous


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MessageSujet: ALFRED DE MUSSET: VENISE   ALFRED DE MUSSET: VENISE Icon_minitimeMar 29 Juin 2010 - 10:07

Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur
dans l'eau,
Pas un falot.

Seul, assis à la grève,
Le grand
lion soulève,
Sur l'horizon serein,
Son pied d'airain.

Autour
de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés
en ronds,

Dorment sur l'eau qui fume,
Et croisent dans la
brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.

La lune qui
s'efface
Couvre son front qui passe
D'un nuage étoilé
Demi-voilé.

Ainsi,
la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur
son surplis.

Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs
escaliers
Des chevaliers,

Et les ponts, et les rues,
Et les
mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,

Tout
se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent
aux créneaux
Des arsenaux.

Ah ! maintenant plus d'une
Attend,
au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
L'oreille au guet.

Pour
le bal qu'on prépare,
Plus d'une qui se pare,
Met devant son
miroir
Le masque noir.

Sur sa couche embaumée,
La Vanina
pâmée
Presse encor son amant,
En s'endormant ;

Et Narcissa,
la folle,
Au fond de sa gondole,
S'oublie en un festin
Jusqu'au
matin.

Et qui, dans l'Italie,
N'a son grain de folie ?
Qui
ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?

Laissons la
vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les
longs ennuis.

Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche
rebelle
Tant de baisers donnés...
Ou pardonnés.

Comptons
plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Qu'à nos yeux a
coûté
La volupté !
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ALFRED DE MUSSET: VENISE
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