Forum poétique
Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete


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 Laissez crever le monstre

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Féra
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Féra

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Lion Chèvre
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MessageSujet: Laissez crever le monstre   Laissez crever le monstre Icon_minitimeJeu 24 Avr 2008 - 14:48

Laissez crever le monstre 1326-l10

Ps : les médias nous rabâchent quotidiennement tous les malheurs présets et à venir; on écoute si peu les gens de bonne nature, ceux qie souhaite que notre monde vive dans le petit bonheur, simple, sans fioriture alors ma pensée voulait dire.



Laissez crever le monstre

Le monstre est là, langue de vipère
Il tire son esprit, arrache sa pensée
Pince son sentiment, viole sa lucidité
Il vomi dolent la frasque de son amère
¤
Laissez crever le monstre
Il injurie perfide le monde
Il crache le venin de la honte
Il décolore la nature dans sa fronde
¤
Chacal il cherche l’obséquieux
Pour ronger tous les malheurs
Dans son fort esprit persifleur
Il ne laisse rien se défiler, l’hargneux
¤
Vos crocs il n’en a que faire
Sa force d’âme phénoménale
Lui offre une défense mentale
Que mal tu ne susses faire affaire
¤
Il jette sur vos yeux le sang de sa terre
Il éclabousse tous les beaux tribuns
Qui se moquent des autres et des Huns
Quand le certain appartient à l’éphémère
¤
Oh toi ! Dois-tu crever pour ne plus dire
Il va s’en dire, on ne pourra plus jamais rire
¤
Il est, monstre tu ne peux nous échapper
Et la justice de la nature est résignée
Ils t’ont bouffée, rognée, rongée
Ton suc se perd dans leurs fumées
¤
Tes pastels ils te les ont noirci
De leur pollution, de leurs guerres,
Ta face ils l’ont vérolée de misères
Leur adultère pourrit tes sols avilis
¤
Ils t’ont acheté, vendu, rapace du profit
Tes richesses s’essoufflent, tu ne peux plus
Les innocents pleurent, aux truands le surplus
Quand la famine vous tue, exclue du délit
¤
J’ai trop soif, j’ai trop soif, ton eau
Un filet dois-je boire pour crever
Il me faut attendre, je veux voir l’équité
Avoir l’ivresse de les emporter vers les au….
¤
Oh toi! Dois-tu rester éveillé pour surveiller
Leurs veillées funestes, avant le grand brasier
¤
Monstre tu voulais te plaindre, es-tu à plaindre
Tu ne souhaitais que dire, prévenir que le monde
Notre monde, aux fonds de leurs caniveaux immondes
Foutait le camp, se perdait, pourquoi te craindre
¤
Que faire, qu’avez-vous fait pour vous protéger
Une minorité vous appelle et vous la suivez éperdu
Mais vous ne réagissez, où se trouve cette idéale rue
Qui changera votre vie et gardera votre monde vrai
¤
Oh toi ! Pourrais-tu les aider, à vouloir être aidé
Leur passivité, rejette-la elle ne doit être fatalité
¤
Et le monstre se leva, mais où est-il, qu’il fut monstre
Gladiateur, toréador, il voudrait se faire si petit
L’humilité à sa contenance, sage du bonheur elle en sourit
Peut-il humble, minuscule faire que le mal puisse se rompre
¤
Il n’a pour lui, majestueuse du devoir sa plume
Pour piquer l’incestueux, et conter l’étrange voracité
De ces biens pensant, qui pillent toutes les beautés
Sans vergogne de notre monde, douceur qu’il hume
¤
Si vous le rencontrez, sachez que son putain de fiel
N’est dans sa main qu’un remède pour éviter le pire
Mais saura t’on soigner le grand mal et faire fuir
Les orduriers qui se prélassent sur votre démentiel
¤
Ce n’est pas le diable, Belbezuth, Lucifer Satan, Méphisto
Ce n’est, je vous le dis qu’un petit poète de pacotille
Qui adore son monde et voudrai qu’il reste éternelle fille
De sa passion sempiternelle pour le beau et rien que le beau
¤
Laisserez-vous crever ce monstre de vouloir crever
Et ne plus pouvoir vous faire partager son devoir

¤¤¤

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MessageSujet: Re: Laissez crever le monstre   Laissez crever le monstre Icon_minitimeJeu 24 Avr 2008 - 21:13

En lisant ton texte Féra j'ai essayé d'imaginer ton monstre .Il a mille facettes plus au moins hideuses . Mais ton poème m'a lancé dans le monde des miens où la gagrène des "monstres" sévit dans l'impunité.On en arrive à aimer ses monstres pour ne plus les sentir .
Quel paradoxe , n'est-ce pas ?
Et le pauvre poète qui avale sa couleuvre faute de faire entendre sa voix ?

Magnifique !
"Ce n’est pas le diable, Belbezuth, Lucifer Satan, Méphisto
Ce n’est, je vous le dis qu’un petit poète de pacotille

Qui adore son monde et voudrai qu’il reste éternelle fille
De sa passion sempiternelle pour le beau et rien que le beau


Coup de gueule de notre Féra .
Moi aussi ces derniers temps j'écris dans ton sens Féra

Merci :Bisous:
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