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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete


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 Les pieds au plancher

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Caleb Hintermann
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Caleb Hintermann

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MessageSujet: Les pieds au plancher   Les pieds au plancher Icon_minitimeSam 3 Mar 2018 - 12:25

Les deux pieds au plancher


En l’instant tout va bien, que ce monde me plaît !
Puis le réel convulse, le souffle se fait rare :
Dans le fond de la salle un débile se marre :
Moi aussi je veux vivre les deux pieds au plancher.
 
Je n’ai plus le contrôle tout va tellement vite :
L’idiot l’aura compris que je tombe en galon.
Peut-être dans la mer toucherai-je le fond ?
C’est bien là quelque part que le masque s’effrite…
 
Vieilli, je pleurerai me voyant épaissi,
Mes deux yeux fixant bas ma colonne brisée
Pourquoi subitement remonte la marée ?
Diluant cette larme d’un dessein obscurci…
 
Je recherche un trésor depuis ma vieille barque
Dans le bois vermoulu qu’à peine je remarque.
Quel destin mon crétin, mon intestin se tord.
Je coule doucement tout proche de la mort…
 
Bon Dieu regarde donc mon état lamentable :
Bon Dieu regarde-donc mon ventre dérangé.
Moi qui me sentais si fort et si exalté
J’expire durement la langueur misérable.
 
Cet humour décalé, ma marque de fabrique
Alors s’enorgueillit de la fière mimique :
Puisse l’éclat d’argent de ma raison usée
Être le gouvernail  de la quête abîmée.
 
Pourquoi ai-je plongé ? Je n’aurai dû conduire
Ma vie à contre-sens de mes désillusions :
Mon contrat s’est rompu, rien ne peut se produire :
Aurai-je un cœur nouveau pour battre à l’unisson ?
 
A l’instant j’ai rougi d’un affront vicelard
Dans le vent j’essuyai sur mon front un mollard.
Ainsi alors que vivre et puis que découvrir ?
Que le corps est flétri, que l’âme va pourrir…
 
Ô tellement d’erreurs qu’il fallut réviser,
Tellement de blasphèmes qu’il fallut supporter…
J’ai pas tenu ma place dans ce monde putride
Je me trouve partant  dessous la pluie acide.

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