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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete



 
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 Pensées

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boboss29
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MessageSujet: Pensées   Lun 19 Déc 2011 - 15:20

Pensées

J’aurais pu vomir mon cœur pour me soulager de cette douleur ; le cracher si violemment pour ne plus qu’il puisse couler en moi. Et tacher mes murs, tacher mon sol de ce tas de pus chaud, plutôt que de le laisser pourrir en moi et concrétiser ma gangrène.


Si j’avais pu échanger ma vie contre l’esquisse d’un sourire, gravé à l’encre de Chine, indélébile à mes larmes. J’en aurais fait mon soleil, j’aurais soufflé sur ces nuages pour leur dire au revoir. Mes rêves n’en auraient été que plus chauds et mon sommeil plus désiré. J’aurais voulu bannir l’amour de ma bouche trop pleine d’excréments. Mais non car ne pas connaître l’amour, c’est comme ignorer la mort, toute finalité de la vie, tout but, toute arrivée. Oui l’amour chauffé à blanc, creuseur de cicatrices ou doux comme du miel. Peu importe, l’amour : celui qui crée, celui qui tue, celui qui meurt. Je n’aurais pu engloutir mes sentiments, n’être qu’une statue. Servir de perchoir aux oiseaux. Peut-être aurais-je été utile ? Copier monsieur Tout-le-monde, être mort né sûrement. Avec un patron, un travail et un salaire comme récompense.

Mais est-ce la vie ?

Là je suis seul dans ma vie, bien qu’entouré de gens que j’aime. Et je connais l’amour même que je peux dire que le mien a le goût d’un poing dans la gueule, la saveur de la tasse que l’on boit à la mer, prisonnier d’une vague déchirante, épaisse comme du sang séché.

Je ne connais rien en fait. Le vrai connaisseur, l’expert, n’expose pas pour se vanter. Ma vie n’est qu’une ébauche, un brouillon du tableau, une gorgée prise du tonneau. Non, l’expert ne se vante pas. Moi je me plains. Foutue nuit. Je n’ouvre ma bouche que pour dire des conneries et je pense là comme d’autres auraient un fusil dans leur gueule béante. Voilà pourquoi ma vie n’est que bafouillage et hésitation. Le mystère n’a plus d’existence que moi de consistance. Oui, tout a une réponse. Les mystères n’appartiennent qu’à Dieu qui se branle dans les nuages et qui crache sur nos têtes.

Je tremble sans froid.

Ah, si j’avais pu cracher ma peur, la raclant bien au fond de ma gorge pour la cracher elle aussi dans une rigole froide. Je l’aurais laisser sécher comme une merde au soleil et elle ne serait devenue qu’une simple croûte. Débarrassé de cette enclume j’aurais couru léger et heureux. Peut-être aurais-je goûté à la vie, enfin ?

Pardon, j’ai dit vie ? Je m’en excuse…
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