Forum poétique
Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete



 
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 Cœur enfiévré

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Grimoirien
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Capricorne Chien
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MessageSujet: Cœur enfiévré    Ven 27 Oct 2017 - 1:20

Ô cœur ! Cesse donc tes rengaines 
Ça m’ahane, d’ouïr tes infinis pleurs
Je comprends divinement ta douleur
Ne suis-je pas le partageur de ta peine ?
 
De grâce, tais-moi cette turlutaine
Et baisses ce vilain doigt accusateur
Me citant à l’origine de ton malheur
Regardes plutôt dans tes fredaines
 
Du temps de ta fatidique vingtaine
Celui qui fut   mauvais  laboureur  
Ne sera guère comblé moissonneur
Et l’ivraie ne donne pas bonne graine
 
Quand le bonheur s’offrait en aubaine
Et la joie bourgeonnait toute en fleurs
Ta raison et ton esprit étaient ailleurs
Ce n’est qu’a l’orée de ta soixantaine
 
Que tu eusses cette envie soudaine
De trouver une vaillante  âme sœur
Pour t’aider à vaincre tes frayeurs
Et ne plus voir la vie en croquemitaine
 
Ce n’est pas une sollicitation malsaine
Mais ce dont tu veux être acquéreur
Ou trouver son éventuel pourvoyeur ?
L’entreprise sera certainement vaine
 
Et avec ton attitude qui paraît hautaine
Nul ne daignera être ton interlocuteur
Alors-là, tes façons de perpétuel grogneur 
Et les revers de ta perpétuelle  déveine !
 
Puis nos virulences verbales déchaînent… 
Et pendant que je querellai mon cœur
Au loin j’aperçu une faible petite lueur 
Comme émanant d’une étoile lointaine
 
Quoique infime, mais belle à couper l’haleine
S’agit-il bien  d’un signe du Seigneur ?
Ça-y-est ! Le ciel nous envoie un sauveur
M’exclamai-je ! Regardes,  Agonisant organe !
 
Regardes te sourire à nouveau ta veine
Forçant ton destin à remiser ses rancœurs
Arrive enfin,  Qui te tirera  de ta torpeur
Avec sa sensibilité et sa bonté souveraines
 
Son pur cœur qui n’a pas connut de haine
Te fera goûter enfin cette inouïe  saveur
Propre aux fruits de l’éden, délice du prieur                       
Du temps des frairies  de l’époque romaine
 
Mais promets-moi que tu en feras ta Reine
Que tu lui seras à jamais le dévoué serviteur
Que tu ne t’adresses à elle qu’avec des fleurs
Et rappelles-toi, ta verdeur à l’arrière-scène !


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 fut l'origine de toutes les connaissances de l'homme
et de toutes ses sottises. Voltaire (1694-1778)
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