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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete



 
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 Second miroir, un peu moins rigoureux, de mon sujet-miroir.

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MessageSujet: Second miroir, un peu moins rigoureux, de mon sujet-miroir.   Lun 1 Juil 2013 - 19:35

(nota; j'utilise deux néologismes; "léroter", de lérot, petit mammifère nocturne; "museauter", de museau. Le sens n'est pas très important; bien plus l'est ce que "lérot" et "museau" suggèrent. Si je reprends des vers de sujets précédents, c'est normal, je ne radote pas. Par Zorba, je fais référence au roman de Kazantsaki, Alexis Zorba, mais également à un ami qui ressemble au personnage principal...

 Perçoit, conçoit
Au fond d'une alcôve vermoulue d'Aurore
Embuée de citronnelle, de papier d'Arménie
Draps plumeux lérotent sur le parquet qui travaille
Une lumière vernie filtre silencieusement des volets clos
Silence bruissant d'un million de sons
Bois qui se tend, souris qui museaute,
Fuites de poissons d'argent,
Et l'Aurore qui monte dans la campagne orange
Les agrafes fumeuses glissent, satin léger sur ses épaules
Au Petit jour
Et toute sa mécanique poétique s'effrite et s'enroue
Se déchire comme un linge
Aurore lumineuse, radiante de clartés soyeuses
Nul besoin de te chanter quand tu es là
Là-bas tu te chargeais de glaireux acomptes
D'insanités profiteuses

Ici...
D'une belle crème épaisse
Humide Aurore chuchote à l'oreille
Fait tournoyer au bout de fils les martinets, muets encore
Hasardeuse prosodie des tilleuls orangés
Brise Noueuse des arbres et des rosées
Debout au gué d'un Bosphore de blés rouges
Nu et chaussettes noires se piquant de pailles
L'être aveuglé bouge
Flottant dans l'Aurore, dans ses dentelles et dans ses mailles
Croit entrevoir l'Univers se refléter dans ces champs inondés
Croit entrevoir la svelte vérité
Dans cet orage de reflets insensés
Bégaiements...

Le monde est une flaque d'esprit
Dont chaque pousse est une idée
Une face du prisme
Dont chaque songe est un puceron
Dont chaque éclat de béton
Cristallise la pensée
Dont chaque poil est un isthme
Enfumant de supériorité
Embrumant de clarté

Dans le grisou des conceptions, l'être
Se cabre flexible et famélique
Comme un Zorba riant de dents jaunies
Comme un homme se bâfrant d'ergot de blé
L'être se bâtit des cités de troènes aveugles
De buissons brumeux et désintéressés
Faux poète ou vrai hâbleur, il se retire du Sens rutilant
L'être nu, rimailleur du divin,
Perçoit qu'il ne veut que saisir
Sur une feuille de tilleul
Ses vaseuses impressions
Heureux non-sens, modeste scribouillard
Perçoit, conçoit
Balbutie, écorche et bégaie l'univers sans vouloir le comprendre
Sans vouloir s'incuber de doctrines branlantes

Il caresse l'Aurore
Il écoute Zorba

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