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le Fichier : entrelecieletlevent.mp3Entre le ciel et le ventEntre ciel et le vent quand tout s’écroule, et tombe
L’appui que l’on croyait n’être plus que divin,
Que l’immense océan ressemble à une tombe,
On ne croit plus, hélas, les secours en chemin.
On reste accroché là, à la planche de bois,
Dernier vestige blanc d’un morceau d’empennage
De cet oiseau de fer puis, l’esprit aux abois,
On scrute cet endroit où l’on a fait naufrage.
Sur ces débris épars pèse un mortel silence
Que couvre maintenant le clapotis de l’eau.
J’ai cru entendre au loin, malgré ma somnolence,
La prière des morts et le cri d’un corbeau.
Je ne sais plus vraiment si je pense ou délire.
Les yeux me brûlent fort ; je rêve des sentiers
0ù j’allais m’abriter, pour rêver et puis lire
Ces poèmes si beaux et appris tout entiers.
Je déclame tout haut, pour fuir toute pensée
De la mort qui là rôde, mais je garde l’espoir
Que l’on va me trouver et l’ardeur insensée
De survivre à cela je peux la percevoir.
Quatorze heures marquent à mon poignet la montre
Quand je perçois soudain un lourd vrombissement
Au-dessus de ma tête et au point de rencontre
Un bateau se dirige : émouvant dénouement