Ô divine poésie!
Ô divine poésie qui séjourne dans mon cœur meurtri,
Beauté d’une passerelle me faisant grimper au ciel,
Sur les nuages, au milieu des grands cieux attendris,
Je regarde les hommes, si misérables dans leur fiel.
J’avance sur le flot invisible des ombres prophétiques,
Entendre du néant, l’orchestration des poètes d’antan,
Jaillissement d’étonnantes images à l’aspect mystique,
Traduire leur indicible parole sans la peur d’égarement.
Si je me penche au bord de ma mélancolie, que tristesse !
La rose séchée au soleil pleure contre une nature obstinée.
Si mon souffle s’ouvre au vent d’amour, que d’allégresse !
La rose verte d’espérance fleurit sur une rive enchantée.
Ne réveillons point les morts, ils dorment à poings fermés,
Les mains ouvertes, je caresse la vie, elle est votre sourire,
Plutôt que de blâmer ma petite pointe d’humour noir, riez !
Je me libère au gré des vos fantaisies et non de vos soupirs.
Si je vous sens hennir lorsque je chevauche à vos doux côtés
Laissez-moi vous offrir un poème cavalier, de belle monture,
Ainsi, galope mon écrit chevaleresque pour un de vos baisers,
Le voilà, qui cravache sur des rimes dignes de votre encolure.
Ô divine poésie qui séjourne dans mon âme épanouie,
Beauté d’une passerelle me faisant grimper au ciel,
Sur les nuages, au milieu des grands cieux attendris,
Je regarde la femme, si belle dans la passion éternelle.
Alain Meyer-Abbatucci